Affichage des articles dont le libellé est Urbanisation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Urbanisation. Afficher tous les articles

vendredi 5 décembre 2008

BOUCHÉE PAR LES DEUX BOUTTES?


Line Beauchamp, notre Fée des lacs et ministre du Développement durable n'en finit pas de nous étonner. La voilà qui favorise l'urbanisation des lacs maintenant. Eh! Oui! Dans son "plan d'intervention détaillé sur les algues bleu-vert 2007-2017", elle s'engage à promouvoir les développements de modèles adéquats de "développement urbain durable" autour de lacs de manière à en réduire les impacts sur les plans d'eau.

Autrement dit, elle entend continuer dans la même voie que ses prédécesseurs c'est-à-dire faire du surdéveloppement, alors qu'il faudrait de toute urgence y mettre un frein.

Comment lui faire comprendre que le développement urbain c'est permanent et inévitablement durable. Ça mène directement à la mort de nos lacs.

Comment lui faire comprendre que de réduire les impacts de l'urbanisation ne suffira pas? Que l'urbanisation, c'est un poison et qu'un poison empoisonne quelle que soit la dose.

Il faut vraiment être bouchée par les deux bouttes pour ne pas encore avoir compris que, si elle veut être reconnue comme une Fée, plutôt qu'une fossoyeuse, il lui faudra cesser de promouvoir l'ennemi public numéro un de nos lacs, l'urbanisation.

Le plus farouche défenseur de l'environnement au Québec.

Tony Le Sauteur

ENTRE QUAT'ZYEUX


Notre blogue de mise en garde contre les réseaux d'égout en bordure des lacs (Lac Sergent, en particulier) a fait bien du tapage. Le maire s'est offusqué. J'en profite pour rappeler que je ne suis pas là pour plaire à tout le monde, mais pour assurer la survie de nos lacs. Je n'ai pas l'intention de changer mes politiques.

Cela dit, j'ai décidé de revenir sur le sujet en soulignant qu'il est vrai, qu'à première vue, un réseau d'égout qui remplace les installations septiques semble présenter bien des avantages pour les villégiateurs. Mais avant de parler d'avantages pour le lac, il serait sage de se pencher un peu sur les désavantages.

Premier désavantage: des coûts faramineux! Dans certaines municipalités, toutefois, on affirme pouvoir construire un réseau d'égout tout en conservant des lots de 40 000 pieds carrés, pour éviter de détruire l'environnement naturel. Gros mensonge. C'est économiquement impossible! La preuve? Même durant le Programme d'assainissement des eaux, le ministère de Affaires municipales exigeait des lots urbains, c'est-à-dire des lots de poche ou de petite superficie avant d'accorder une subvention. Autrement dit, le ministère des Affaires municipales exigeait une haute densité d'occupation du territoire, question de rentabiliser le réseau d'égout.

Les politiciens qui favorisent les réseaux d'égout en bordure des lacs ne parlent jamais de cette question, préférant créer l'illusion qu'en bordure des lacs, le ministère des Affaires municipales accepterait de subventionner des réseaux d'égout sur des territoires à basse densité d'occupation.

Je demande donc au ministère des Affaires municipales de clarifier sa position publiquement à ce sujet, le plus rapidement possible, pour éviter d'autres mensonges. Parallèlement, je souhaite ardemment que la ministre du Développement durable et boss des cyanos, Line Beauchamp, cesse d'encourager publiquement de telles initiatives. Sans subventions, ne l'oubliez pas, les coûts sont habituellement répartis entre les villégiateurs ou propriétaires d'installations septiques. Toute une facture!

Deuxième désavantage: compte tenu de la crise des cyanobactéries, il y aura nécessité de construire et d'entretenir une usine d'épuration des eaux d'un type très coûteux, avec déphosphatation. Ça non plus les politiciens locaux n'en parlent pas! Pas plus qu'ils ne parlent de la localisation éventuelle de cette usine. Car les usines d'épuration doivent se déverser en quelque part. Et ce n'est pas de l'eau bénite, croyez-moi! Le lac est donc exclu comme exutoir, tout comme le ruisseau de sortie du lac. On ne va quand même pas déverser ses eaux souillées sur la têtes des gens d'en bas, non?

Troisième désavantage: saviez-vous qu'un réseau d'égout doit être muni de déversoirs pour prendre les surplus d'eau en temps de pluies exceptionnelles, des déversoirs qui évacuent nécessairement leurs eaux polluées dans le lac ou le cours d'eau le plus près. Parlez-en aux écolos de la région de Montréal, qui viennent de découvrir la puanteur qui sort des nombreux déversoirs qu'on trouve le long du collecteur d'égout de l'île de Montréal.

Le plus farouche défenseur de l'environnement au Québec.

Tony Le Sauteur

UN RÉSEAU QUI TUE


Suite à la crise des cyanos, plusieurs municipalités, dont celle du lac Sergent, envisagent d'éliminer les installations septiques pour les remplacer par un réseau d'égout. Je tiens à mettre mes lecteurs en garde contre ce raisonnement simpliste que partagerait le ministère du Développement durable. Pire! Ce ministère voit l'urbanisation du lac Sergent comme l'exemple à suivre pour venir à bout des cyanos.

Pourtant, avec un réseau d'égout en bordure d'un lac, la situation risque de s'empirer.

Pourquoi? Parce qu'un réseau d'égout coûte cher et qu'il faut le rentabiliser, comme en ville. Or, en ville on rentabilise les réseaux d'égout en augmentant le nombre de résidences le long des tuyaux d'égout, c'est-à-dire en favorisant la haute densité de construction sur des lots de poche.

Le raisonnement va comme ceci. Plus il y a de résidences, plus il y a de contribuables pour payer le réseau, plus il faut urbaniser!

Et ça. c'est la mort de l'environnement naturel du lac. La mort du lac, quoi!

Tout le monde le sait, les lots de poche, qui deviennent inévitablement la règle dès que l'on construit un réseau d'égout, mènent directement à la destruction de la végétation naturelle de d'encadrement forestier des lacs. Autrement dit l'ennemi mortel des lacs, c'est la construction à haute densité.

Le plus farouche défenseur de l'environnement au Québec..

Tony Le Sauteur